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Wow il s’en est passé du temps depuis mon dernier article. On a été confinés, puis déconfinés et on a toutes.tous vécu beaucoup de choses et traversé beaucoup d’émotions en peu de temps.

De mon côté j’ai beaucoup développé mon auto-entreprise et travaillé sur pleins de nouveaux projets dont je vous parlerais sûrement dans un article bientôt. Si vous me suivez sur les réseaux, vous savez que je me lance dans une nouvelle aventure 😉

Mais aujourd’hui si je viens faire un tour ici c’est plutôt pour aborder un sujet et une réflexion plus personnelle. Bienvenue dans un article sûrement long et ponctué de psychologie de comptoir 🙂 mais quelque part ça me fait du bien de faire le point.

Le confinement, le développement de mon activité pro et aussi ma vie perso m’invite en ce moment à faire le point sur ma vie et sur la personne que je suis.

Ou plutôt sur la personne que je suis devenue et celle que j’essaye de devenir. Alors pour commencer, pour ceux d’entre-vous qui ne me connaissent pas ou qui pensent me connaître, voici un petit résumé de qui je suis à l’intérieur.

Du caractère

D’aussi loin que je m’en souvienne, j’ai toujours eu du caractère. Dans certaines situations c’est une force et ça m’a permis de faire pleins de choses positives. Mais souvent, trop souvent, on me le reproche.

Ma façon de m’exprimer, de me présenter, de présenter mes idées, de partager une conversation, etc … est souvent mal vécue ou mal perçu par les autres.

“Oui mais toi et ton caractère …” mais au fond qu’est ce que ça veux dire ?

“Avoir du caractère” c’est trop vague, trop générique, trop différent en fonction des gens. Tout le monde a du caractère. Tout le monde a son caractère et il y en a autant que d’êtres humains. Alors pourquoi le mien serait-il particulièrement problématique ?

Au fil des années et des expériences, j’ai réussi à identifier, non sans mal, ce qui fait parti de mon “caractère” justement.

Le cocktail de la mort

J’aime parler. J’ai toujours aimé parler. Je parle BEAUCOUP. Je parle vite et j’ai beau réfléchir vite aussi, je parle parfois sans réfléchir. Ou plutôt je réfléchis au fil de mes mots. Comme l’écriture, le langage envoi un message toujours soumis à interprétation. Celle de celui qui parle et celle de celui qui écoute. Et comme le temps n’est pas illimité, quand on parle beaucoup on écoute peu, c’est mathématique. De là peuvent surgir des frustrations et d’incompréhensions.

Je suis impatiente. J’aime impulser les choses, j’aime aller vite, je ne sais pas attendre et je suis quelqu’un de très impatient. Lorsque j’ai une idée que j’estime bonne, je souhaiterais qu’elle soit mise en place tout de suite et que tout fonctionne du premier coup. Comme la vie n’est pas ainsi faites, ça engendre BEAUCOUP de frustration chez moi.

J’ai besoin de reconnaissance. J’aime qu’on reconnaisse mon travail et mon investissement. J’aime la réussite et que celle-ci soit reconnu. Mais comme nous ne vivons toujours pas dans un monde parfait, ce n’est pas toujours le cas. Et lorsqu’un projet est réussi et qu’il n’est pas reconnu à la hauteur de mes attentes je suis quand même déçue. Je suis cette meuf ultra chiante à qui il faut répéter en permanence “oui ce que tu fais c’est bien et tu as raison de le faire”. Si on ne me dit rien je pars du principe que c’est qu’on n’ est pas satisfait de moi, que je fais une erreur ou que je fais n’importe quoi. En écrivant ses lignes je me rends d’ailleurs compte que je suis incapable d’évaluer ma vie, ses échecs et ses réussites en me basant sur des critères uniquement personnels. Du coup malgré tout mon travail et tous mes efforts, je vis une majeurs partie de ce que je fais comme un échec ou au mieux une semi-victoire … bonne ambiance !

Je suis sensible. C’est quelque chose que j’ai mis du temps à comprendre. Parce que, qui dit caractère, dit normalement force et carapace. J’ai longtemps cru, parce que je ne suis pas démonstrative, que j’étais quelqu’un de fort. On m’a souvent dit “oui mais toi tu parles beaucoup, tu n’es pas timide, tu es extravertie” comme si ça voulait dire que du coup je n’étais pas sensible à ce qui m’entoure. En réalité je suis ultra sensible à tous les éléments qui m’entourent. Je ne sais absolument pas faire fi du regard des gens auquel j’accorde une importance. J’y arrive en revanche très bien quand il s’agit de gens dont je me fous royalement, c’est déjà ça. J’attends beaucoup de mes proches, j’en attends TROP. Cette intensité est géniale quand il s’agit d’émotions positives mais elle est méga relou quand il s’agit d’émotions négatives. Vivre à 1200% c’est épuisant !

Voici les 4 ingrédients du cocktail de ma personnalité que j’ai réussi à identifier et qui sont souvent les plus compliqués à gérer.

Les efforts

A l’aube de mes trente ans (ouch), après avoir vécu un certain nombre de choses, je pense avoir fait le tour de ce qui posait problème chez moi. Je pense avoir mis le doigt sur les ingrédients qui font que je ne suis pas une personne “aimable”. Je ne suis pas la fille dont on devient l’amie au premier rdv. Je ne suis pas la fille qui fait l’unanimité. Je suis quelqu’un de complexe qui donnera tout pour les personnes qui feront l’effort de creuser mais qui ne rendra pas cette tâche facile, souvent malgré elle.

Parce que derrière cette carapace, je pense et j’espère, être quelqu’un de généreux, qui donnera tout pour les gens auxquels elle tient, sans se poser de questions, sans se protéger, sans restrictions.

Depuis plusieurs années, tout en essayant de mieux me connaître, je fais des efforts pour mettre de l’eau dans mon vin. Parfois ça fonctionne, plutôt bien et je suis contente. Souvent ça ne fonctionne pas ou pas parfaitement. Le naturel revient au galop.

Depuis mon adolescence, je suis sujette à des crises d’angoisse. Pour des raisons hormonales elles étaient très nombreuses et ingérables. Aujourd’hui, heureusement ça va mieux et elles ne sont qu’assez rares. Mais souvent quand je suis fatiguée ou stressée, je ne contrôle pas mon “caractère”. Il explose. Ça me contrarie. Je fais une crise d’angoisse. Ça me contrarie encore plus. etc …

Faire des efforts pour gérer mes émotions au quotidien me demande une énergie considérable. Mais il est plus facile (selon moi) de vivre en ayant conscience de ses émotions, même si on ne réussit pas à les contrôler.

Le droit à l’oubli

Lorsque mes efforts ne suffisent pas, je suis de retour au point de départ. On me reproche toujours les mêmes choses. On se concentre sur mon passé et les réactions que j’ai pu avoir. On me ressert de vieilles histoires, de vieux discours, de vieilles erreurs. Que j’ai reconnu ou pas m’être trompée, ça ne change souvent pas grand chose.

Je n’en veux pas aux gens de faire ça. Je suis rancunière donc je ne peux pas demander à ce qu’on oublie tout ce que j’ai fait.

Mais parfois j’ai l’impression que cette mémoire collective m’empêche d’avancer, que quoi que je fasse, on m’a déjà jugée et condamnée.

Je n’ai pas encore 30 ans. C’est déjà trop tard ?
Je ne peux pas effacer la mémoire de mes proches. Je ne peux pas tout recommencer à zéro avec de nouvelles personnes. Je ne peux pas garder dans mon entourage que ceux qui me connaissent et m’acceptent comme je suis (il y en a et bless them <3 ) ? Ou plutôt je le peux mais je n’en ai pas envie.

Et au fond, est-ce qu’il faut tout changer ? Est-ce que vivre en mettant de l’eau dans son vin à chaque instant c’est vivre ?

Est-ce que c’est ça GRANDIR ?

Aujourd’hui je n’ai pas de solution miracle mais je suis contente d’avoir fait le point avec moi-même.
Je fais de mon mieux.
Je pense qu’avoir mis les mots et identifié le(s) problème(s) est déjà un grand pas. J’ai appris à me connaître ou en tous cas j’y travaille toujours un peu plus. J’imagine que je grandis et j’imagine que c’est une bonne chose. C’est ça grandir non ? Je dis grandir et non vieillir, je trouve ça plus positif 😉

J’imagine aussi que je ne suis pas la seule dans cette situation. Que ce connaître est une épreuve pour tous. Un rite de passage.

Je m’arrête de taper sur le clavier 5 minutes et je vais relire tout ça. C’est très personnel. Peut-être trop personnel ? Est-ce que je vais le publier ? Si tu me lis sans avoir piraté mon blog c’est que tu as la réponse à cette question.

Allez bisous, merci.

La publication a un commentaire

  1. Nous avons tou(te)s une personnalité et un caractère associé qui peuvent ou ne peuvent pas faire l’unanimité. Je ne crois pas que ce soit contrôlable et si d’aventure nous nous obligions à garder la maîtrise totale de notre comportement, fatalement le train déraillerait et on développerait des névroses (qu’on en ait déjà ou non). Je n’ai pourtant pas 70 ans mais j’ai constaté une vingtaine tempétueuse quand la trentaine se veut beaucoup plus mesurée. À cela se couplent des priorités autres, et on se fiche bien de ce que les gens peuvent penser de nous. On apprend à ranger, s’organiser et réfléchir, ça peut venir plus ou moins tôt ou tard selon les gens mais l’évolution existe, quelle qu’elle soit. De plus, les relations ne sont pas nécessairement éternelles, assumons que certaines sont juste de passage. On fait des erreurs, on en fait moins ensuite, il paraît que c’est formateur (j’en suis convaincue). Le plus grand défi est juste de savoir qui nous sommes et de s’en accommoder (c’est toujours facile à dire).

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