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Vacances de skis – retour vers le futur



Cette semaine je vous rédige un article en direct de la montagne. Après un peu plus d’une dizaine d’années de pause, je passe une semaine dans la station de mon enfance La Pierre-Saint-Martin.

Premières vacances à « La Pierre »

Pourquoi cette absence ? Et bien tout simplement parce que quand on est ado on ne veut plus aller en vacances avec ses parents, et que quand on est adulte on est trop pauvre pour y aller tout seul. Malheureusement je n’ai pas gagné au loto, j’ai donc choisi de retourner passer une semaine au ski avec papa et maman. Tout le monde dans un appartement pendant une semaine, c’est le prix à payer. Enfin c’est justement le fait de pas payer qui nous motive on va pas vous mentir.

Cette semaine c’est l’occasion de me remémorer pleins de chouettes souvenirs. La même station, les mêmes pistes, presque le même appartement, les mêmes cousins pour skier sur les pistes, etc. Ici les traditions sont gravées dans le marbre et bien encrées. Et comme j’ai un peu de temps à moi, dans le calme de mon lit superposé (oui oui) je vais vous raconter mes vacances.

Le départ

Les vacances au ski commencent déjà bien avant le départ. Lorsqu’on choisit de séjourner dans une station comme la Pierre Saint Martin, le maître mot c’est : anticipation. Pas de distributeur de billets dans la station, pas de pharmacie et une supérette avec moins de 100 produits différents les jours où les stocks sont pleins. Il faut donc prévoir ce qu’on va manger dans la semaine et acheter presque tout en amont. La tradition veut que les repas du soir soit communs avec les cousins, il faut donc décider du menu. Dans mon enfance on mangeait du cassoulet en boîte mais là il y a eu du progrès. Je découvre les menus de la semaine : couscous, tartiflette, pizzas, rougaille, chili, … Visiblement on aura pas faim en rentrant en Vendée !

Le jour du départ, mon père et ses habitudes de commando des forces spéciales exige un départ à l’aube pour « éviter les bouchons ». Les consignes sont claires, les valises sont chargées la veille, les douches sont prises avant de se coucher et à 5h00 du matin on a le temps uniquement pour « sauter dans son slip » et monter en voiture. La méthode est efficace, à 9h Bordeaux est passé, à 13h on mange au pied des pistes.

Locaski

La logistique des skis n’a pas changé, après avoir déchargé la voiture rapidement et investi l’appartement, il faut aller s’équiper. Un tour à la billeterie pour les forfaits. Adieu l’élastique avec l’étiquette au bout qu’il faut glisser dans le tourniquet des remontées mécaniques. Aujourd’hui tout est magnétique et il suffit de garder son forfait dans sa manche. On le recharge même par internet. C’est plus pratique mais moins rigolo.

Un passage par le loueur de ski, Locaski, le même depuis toujours. On y récupère des chaussures de ski des années 80 avec une fixation unique. Elles non plus, elles n’ont pas changées. Une paire de ski, enfin de « patinettes », c’est moins lourd à porter 😉 et hop direction la « cave à ski ».

Le swag des sports d’hiver <3

Direction l’appartement. Qu’on ait 7 ou 27 ans, l’espace est le même. L’appartement n’a pas grandi et il n’y a toujours qu’une seule chambre. C’est dont parti pour une semaine dans un lit superposé dans l’entrée. Adieu le lit partagé, nous voilà l’un au dessus de l’autre comme un couple pas marié dans les années 50. L’espace de vie est restreint, prions pour qu’il ne pleuve pas toute la semaine !

La « cave à ski », cet endroit sombre et humide où le matin, avec le reste des occupants de la résidence, on récupère ses skis et enfile ses chaussures. Les souvenirs de galère avec des skis trop lourds, des chaussures trop serrées, le blouson, l’écharpe et le bonnet enfilé. On sortait de là en sueur et déjà tout essoufflé alors que la journée n’avait pas commencé. Et aujourd’hui ? Je suis déjà essoufflée rien qu’à l’idée d’enfiler mon pantalon de ski, ça promet 😉

Côté météo pour l’instant on ne pouvait rêver mieux. Un ciel bleu depuis notre arrivée et pas un nuage à l’horizon. Les températures rivalisent avec celles de la plage, 15° ressenti 48° sur les pistes avec une combi !

Le ski

Admirez mon style à l’époque !

Les pistes et le ski justement, parlons-en ! Autrefois, suite à des années de pratiques, j’étais capable d’arpenter la station de long en large. Même la piste noire, je l’ai descendue une fois. Bon c’était sûrement sous la contrainte mais je l’ai descendue. Après des années de cours collectifs ou individuels, de moniteurs de ski habillés en rouge, trop bronzés et à l’accent chantang je maîtrisais les virages parallèles et tout le bazar.
Sauf qu’entre temps, la vieillesse, les kilos et la peur sont passés par là …

Me voilà donc sur mes skis, avec une allure un peu plus approximative que dans mon souvenir. Les pistes ont changé, les remontées mécaniques aussi. Adieu le tire-fesses et ses gamelles, on chouchoute désormais les débutants avec des tapis. C’est presque trop facile, c’est dégueulasse ! Nous on en a mangé de la neige avant d’arriver à prendre une remontée !!

Sur les skis les sensations aussi ont changé. La vitesse que je cherchais autrefois est devenue ma plus grande peur. Mon réflexe de survie est bien présent, dès que mon cerveau perçoit un danger, mes pieds se crispent en « chasse-neige ». Je ressemble à un gros « piou-piou » (le nom des enfants du jardin des neiges) qui dévale les pistes vertes avec une expression d’horreur. Mais comment a-t-on pu aimer ça avant ?

Après une matinée sous le soleil, j’ai perdu 8 litres de sueur et ma dignité. J’ai mangé de la neige en exécutant un joli glissé-roulé-boulé sur une piste plate et toute droite. Je suis un peu vexée. Pour l’instant la piste bleue reste ma limite. Je décide de partir sur un mi-temps (ski le matin et glande l’après-midi) pour ne pas me dégoûter trop vite !

Jour 2

Une soirée riche en calorie et une courte nuit plus tard, rebelote on repart au front ! L’objectif de ce matin : le boulevard des Pyrénnées ! C’est LA piste mythique de mon enfance et dans mon souvenir ma préférée. Elle est longue, pas trop dure, jolie et calme ! Problème : cette année le télésiège pour y accéder a brûlé quelques semaine savant notre arrivée 🙁

Les équipes de la station proposent donc un « ski-track » pour y accéder. Une balade en dameuse de 7 minutes, en cabine ou tracté par une corde. Inutile de vous dire que j’ai choisi l’option cabine, à 5€ la remontée, on ne prend pas le risque de tomber à mi-chemin !

Après une pause en plein soleil au bar d’altitude pour permettre aux autres de descendre des pistes rouges, me voilà prête à attaquer le boulevard ! MA.GNI.FI.QUE ! Il est comme dans mon souvenir, la vue est dingue, la piste est belle, la neige est bonne, on est tout seul : bref c’est parfait ! L’espace d’un instant je prends même du plaisir dans la descente : ALLELUIA !

Retour sur LE Boulevard

Arrivée en bas de la station en revanche je sens mes cuisses chauffer. On a oublié un détail dans l’histoire : le ski c’est du sport ! Et malheureusement il semblerait que mes heures de zumbas n’aient pas été une préparation suffisante 🙁

Fin de carrière

Au jour 3, ma cuisse me fait encore plus mal et je ne prend plus aucun plaisir sur les pistes. La moindre descente de quelques mètres est une torture. Il faut se rendre à l’évidence, le ski aura eu raison de mes muscles feignants.

C’est en boudant que je retourne chez le loueur rendre mes chaussures et mes skis, vexée et déçue de devoir m’arrêter si tôt.

Le reste de la semaine sera donc consacré à des balades, des dessins de petits chalets, des siestes et l’écriture de cet article beaucoup trop long.

Le ski et moi ne partons pas fâché et je n’abandonne pas l’espoir de pouvoir skier plus de 3 jours la prochaine fois. Je ferais une préparation physique de 3 mois et des milliards de squat si il le faut, mais je ne me ferais plus avoir.

Les vacances au ski ont gardé leur côté nostalgique. Les décos kitchs de l’appartement, la station et son architecture des années 70, le loto et la dégustation de fromage artisanal dans la semaine, bref on aura bien rigolé. Si vous souhaitez partir dans une station familiale, tranquille et avec de jolis paysages je vous conseille la Pierre-Saint-Martin. Si vous voulez faire la fête le soir et faire du shopping en journée en revanche fuyez 😉

Comme le disait Marco, le moniteur de ski vedette, « à bientôt les petits poulets », bisous.



Un commentaire

  • Lucie

    Trop kiki bébé Mélanie !

    Je suis allée au ski seulement deux fois dans ma vie : en classe de neige quand j’étais en 5e et c’était méga cool d’apprendre à skier avec les copines (j’ai insulté mon moniteur cette année-là, faut dire que j’étais une petite conne) et une autre fois en 2014 en weekend avec mes collègues du lycée, j’ai pas skié mais j’ai bien mangé et me suis bien promenée. Je crois pas que ce soit trop mon truc mais en balade une fois tous les dix ans, je dis pas non !

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